La Chine veut s’appuyer sur la blockchain pour son système de « crédit social »

En Chine, le gouvernement considérerait l’utilisation de technologies blockchain afin de sécuriser son très controversé système de crédit social.

Le crédit social, un cauchemar orwellien made in China

Élaboré en Chine dès 2014, le système de « crédit social » a tout de la dystopie. Son principe est simple : chaque citoyen a un certain nombre de points (son crédit social), il peut les perdre s’il conduit des actions jugées anti-citoyennes. Par exemple fumer dans un espace public, manger dans le train, écouter de la musique trop fort… Mais aussi des fautes moins tangibles comme la présentation d’excuses jugées non sincères ou la consommation excessive d’alcool.

Le tout s’appuie sur les nouvelles technologies liées à l’intelligence artificielle, qui connaissent une croissance exponentielle ces dernières années en Chine. Elles permettent de capter automatiquement les données des réseaux sociaux ou des caméras de surveillance intelligentes, très présentes dans le pays. Au total, la Chine a débloqué 60 milliards de dollars par an pour devenir leader dans le secteur de l’intelligence artificielle d’ici à 2025.

La blockchain pour sécuriser le système de crédit social ?

Si cette dérive vous effraie déjà, sachez que le gouvernement compte sécuriser tout cela encore plus, grâce à des technologies blockchain inaltérables. C’est en tout cas ce que rapportait hier le média China.org.cn. Un séminaire intitulé « La technologie blockchain aide le nouveau système de crédit social de Chine » a en effet eu lieu au milieu du mois de janvier. Ce sont plus de 20 experts venus d’universités et d’instituts de recherche qui ont discuté de la manière d’associer la blockchain à ces technologies de surveillance.

👉 Plus d’infos dans notre dossier : les utilisations pratiques de la blockchain

L’initiative est en tout cas dans la droite lignée de l’avancée de la Chine en matière de blockchain, officialisée par Xi Jinping en octobre dernier. Selon les experts chinois, la blockchain fait partie des technologies représentant la quatrième révolution industrielle, c’est pourquoi le pays souhaite s’y consacrer pleinement. Le but de la manœuvre avait déjà été listé clairement en 2017 par le gouvernement. Il avait alors annoncé vouloir : « mettre pleinement en valeur le rôle de la technologie de l’intelligence artificielle pour améliorer l’interaction sociale, promouvoir des communications crédibles […] et minimiser les coûts et risques des communications interpersonnelles ».

On peut donc compter sur la Chine pour prendre un concept technologique à l’origine très décentralisé (le Bitcoin tel qu’il a été élaboré par Satoshi Nakamoto) pour servir ses systèmes de contrôle des citoyens. De quoi faire bondir les puristes, qui voient justement dans la blockchain une vertu : celle de créer des systèmes sans contrôle central.

👉 Qui est Satoshi Nakamoto ? Les hypothèses dans notre dossier.


Article à retrouver sur Cryptoast

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